Chapitre 2 sur 10
Les différents types de castings
Quand on débute, le mot “casting” peut sembler désigner une seule chose : une audition pour obtenir un rôle. En réalité, il existe de nombreux types de castings, et ils ne demandent pas tous la même préparation.
Un casting pour une fiction cinéma ou télévision cherche généralement à distribuer des rôles dans une histoire. L’équipe peut rechercher une présence, une énergie, une capacité de jeu, une justesse avec un personnage, mais aussi des éléments très concrets : âge apparent, disponibilité, accent, langue, taille, ressemblance familiale avec un autre acteur, expérience physique, ou compatibilité avec un planning. Pour un rôle parlé, on peut demander une selftape, une scène préparée, une improvisation, un essai en présentiel ou un callback.
Un casting publicitaire fonctionne souvent différemment. Il peut s’intéresser à l’image, au naturel, à la capacité à transmettre une émotion rapidement, à une gestuelle, à un sourire, à un style de vie ou à une identification immédiate. Le texte est parfois secondaire, parfois inexistant. Les droits d’exploitation peuvent être très importants : où la publicité sera diffusée, pendant combien de temps, sur quels supports, dans quels pays. Un débutant doit être particulièrement attentif à ces points. Une publicité peut être bien rémunérée, mais elle engage aussi l’image de l’artiste.
Un casting de figuration recherche des personnes capables d’intégrer un décor de manière crédible. Cela peut sembler simple, mais une bonne figuration demande de la discipline : respecter les consignes, ne pas regarder la caméra, rester silencieux, être ponctuel, accepter l’attente, ne pas publier d’images du tournage sans autorisation. La figuration peut être une bonne première porte d’entrée pour comprendre un plateau, mais elle ne doit pas être confondue avec un rôle principal. Elle peut apprendre beaucoup, à condition de savoir ce que l’on vient chercher.
Un casting de silhouette se situe entre la figuration et le rôle. La personne est parfois plus identifiable à l’écran, peut avoir une action précise, une présence particulière, parfois aucun texte, parfois une interaction simple. La silhouette peut être une expérience intéressante, mais les conditions doivent être claires : rémunération, visibilité, usage de l’image, durée de présence, action demandée.
Un casting voix, doublage ou voix off demande encore autre chose : diction, rythme, intention vocale, qualité d’enregistrement, parfois capacité d’imitation ou de jeu sonore. On peut demander une bande son, un essai enregistré ou un passage en studio. Là aussi, les droits et l’usage doivent être compris : publicité radio, documentaire, animation, jeu vidéo, institutionnel, réseaux sociaux.
Un casting théâtre ou spectacle vivant se concentre souvent sur la présence scénique, la voix projetée, le corps, la capacité à tenir une répétition longue, la disponibilité sur une période de création et de représentation. Le rapport au temps est différent du cinéma : répétitions, dates de tournée, disponibilité régulière, relation au collectif.
Un casting pour clip musical, contenu digital, vidéo institutionnelle ou projet étudiant peut être très variable. Certains projets sont très sérieux et très bien organisés. D’autres sont flous, mal préparés ou insuffisamment encadrés. Il ne faut pas juger uniquement au type de projet. Il faut regarder les informations concrètes : qui produit, où cela se tourne, quand, avec quelle équipe, quelle rémunération ou quel défraiement, quel usage de l’image, quelles scènes sont demandées, quelles conditions de sécurité sont prévues.
Le danger pour un débutant est de postuler à tout sans distinguer les enjeux. Chaque type de casting mérite une lecture adaptée. Pour une publicité, on vérifie les droits. Pour une figuration, on vérifie les horaires, le lieu et les conditions. Pour un rôle, on vérifie le scénario, la nature des scènes, le cadre de travail. Pour un projet non rémunéré, on vérifie ce que l’on gagne réellement : images, expérience, réseau, apprentissage, et non simplement une promesse vague.
L’idée n’est pas de postuler plus, mais de postuler mieux. Plus les critères sont clairs, moins l’artiste perd de temps sur des annonces qui ne lui correspondent pas ou qui ne respectent pas ses limites.
Une bonne pratique consiste à classer les castings en trois catégories :
● Opportunités adaptées: elles correspondent au profil,aux objectifs, aux disponibilités et aux limites de l’artiste.
● Opportunités possibles mais à clarifier: elles semblentintéressantes, mais certaines informations manquent.
● Opportunités à refuser: elles sont floues, déplacées,non sécurisées ou contraires aux limites de l’artiste.
Aucune opportunité ne mérite de mettre sa sécurité en danger. Si une annonce demande des photos intimes, impose un rendez-vous isolé, refuse de donner le nom de la production, exige de l’argent pour passer un casting, ou met une pression excessive du type “réponse immédiate obligatoire sinon vous ratez votre chance”, il faut ralentir. Un vrai professionnel accepte les questions légitimes.
Questions fréquentes
- Que faut-il savoir sur les différents types de castings ?
- Tous les castings ne se ressemblent pas. Comprendre le type de casting permet de mieux se préparer, de mieux protéger son image et de mieux choisir ses opportunités. Concrètement, la première étape consiste à lire l’annonce jusqu’au bout : profil recherché, dates, lieu, rémunération, droits, scènes demandées et pièces à envoyer. Une candidature efficace est courte, ciblée et complète.
- Comment lire une annonce de casting ?
- La première étape consiste à lire l’annonce jusqu’au bout : profil recherché, dates, lieu, rémunération, droits, scènes demandées et pièces à envoyer. Une candidature efficace est courte, ciblée et complète.
- Comment savoir si on correspond à une annonce ?
- La première étape consiste à lire l’annonce jusqu’au bout : profil recherché, dates, lieu, rémunération, droits, scènes demandées et pièces à envoyer. Une candidature efficace est courte, ciblée et complète.
- Quelle différence entre les castings rémunérés et bénévoles ?
- La première étape consiste à lire l’annonce jusqu’au bout : profil recherché, dates, lieu, rémunération, droits, scènes demandées et pièces à envoyer. Une candidature efficace est courte, ciblée et complète.
- Quelle différence entre figurant, silhouette et doublure ?
- Le professionnalisme se voit dans les détails : ponctualité, écoute des consignes, discrétion, patience et respect de toute l’équipe. Une première expérience de figuration, de silhouette ou de tournage peut être très formatrice si l’artiste comprend son rôle, respecte la confidentialité et ne confond pas présence sur le plateau avec droit d’improviser ou de publier des images.